Désirée Bozou

Le Louvre : Ma visite du Musée, mes conseils

Niché dans le Ier arrondissement de Paris, le Musée du Louvre est un véritable joyau architectural. Ouvert le 10 août 1793, il abrite des trésors artistiques mondialement célèbres. Des chefs-d’œuvre tels que la Joconde de Léonard de Vinci, le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault, La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, et la Victoire de Samothrace font partie de sa renommée. Pourtant, par-delà la richesse de ses collections, la première chose qui séduit et frappe l’esprit, c’est son immensité. Ainsi, pour le visiter, tu dois savoir quatre choses importantes.

1. Le musée est grand : « tu ne peux pas le faire en un jour »

L’immensité du Louvre est véritablement remarquable. Lors de ma première visite, j’ai opté pour la découverte de l’ancien palais des rois de France. Le palais se divise en trois ailes : Richelieu, Sully et Denon. Si tu n’as pas suffisamment de temps, je te propose de visiter ces trois ailes.

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La cour du Musée du Louvre.
Crédit : Le blog de Désirée Bozou

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2. Au Louvre, « voir la Joconde est un vrai casse-tête »

Pour apercevoir la Joconde au Louvre, il faut du courage. D’abord, de loin, tu vois le monde agglutiné autour du tableau pour prendre des photos. Ensuite, tu dois faire la queue (la file d’attente est longue et avance lentement). Et enfin, une fois devant l’œuvre, le temps est insuffisant pour l’admirer. Quelle déception pour moi ! Tout le monde veut une photo souvenir de la Joconde, mais peu prennent le temps de l’admirer réellement.

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La Joconde au centre dans la salle des États du Musée du Louvre.
Crédit : Le blog de Désirée Bozou

3. Pour y aller, tu dois prendre tes dispositions

Réserver en ligne et bien s’informer sur les modalités d’accès (gratuité, tarif plein, etc.) est recommandé. Pourquoi ? Car les visiteurs affluent. Eh oui ! Tu n’es pas seul à vouloir découvrir l’un des plus grands musées du monde. Nombreux sont ceux qui comme toi, souhaitant pénétrer le Louvre via sa célèbre pyramide. Et si tu es à Paris pour une courte période, je te conseille Radical Storage pour une visite libre de tout sac encombrant, bagage ou valise. C’est une solution efficace pour garder tes affaires dans un endroit sécurisé, sans risque de perte. Ainsi, tu peux avoir l’esprit tranquille et profiter de tes visites à Paris.

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4. Parlons des photos !

Au Musée du Louvre, il est permis de photographier et de filmer dans le cadre d’un usage privé dans les espaces des collections permanentes tout comme dans le musée des Confluences de Lyon. Toutefois, l’usage des perches à selfies, du flash et d’autres dispositifs lumineux n’est en revanche pas autorisé. Pour te parler franchement, « prendre des photos, c’est bien, mais vivre le moment, c’est encore mieux ». Oui, comme tout le monde, j’ai pris des photos au Louvre, mais tout est une question de mesure. Et j’avoue que voir des gens préoccupés par les photos de la Joconde au lieu de l’admirer et de profiter du moment me pousse à réfléchir sur notre rapport à la réalité et aux expériences que nous vivons aujourd’hui. Qu’est-ce qui compte finalement durant une visite ? Est-ce vivre le moment ou le capturer ? J’attends vos réflexions avec impatience.

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Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Lugdunum Musée et théâtres romains

Lugdunum Musée et théâtres romains sont à découvrir et à faire découvrir. Enfoui dans la colline de Fourvière, à Lyon, le musée est presque invisible à partir de l’extérieur. Classées patrimoine Mondial de l’UNESCO et Monument Historique en France (MH), les ruines du théâtre romain associé à cette magnifique architecture, donnent une allure unique au paysage. On est comme, finalement, face à une sorte de mélange entre l’ancien et le nouveau. Entre l’antiquité et le moderne. Plus encore, à travers ce musée, on réalise un véritable voyage dans le temps pour se plonger dans une partie de l’histoire de la civilisation romaine et de la ville de Lyon. 

Au cœur de Lugdunum

Coller à l’idée une réalité. C’est en ces termes que je résume ma visite de Lugdunum Musée et théâtres romains. Pourquoi ? En effet, j’avais certainement vu, entendu, étudié, compris qu’il a bel et bien existé un monde, une organisation, une économie et une politique romaine assez particulière dans son fonctionnement. Mais je ne l’avais jamais vu « de mes yeux ». Et mon pied n’avait pas, jusqu’à ce jour, jamais foulé le sol d’un théâtre romain. Là, maintenant, c’est fait! En allant dans ce musée, j’ai côtoyé un siècle passé. J’ai sans doute, peut-être ou pas du tout, dû mettre les pieds à des endroits où ont été des empereurs de cette époque. Oui, je sais ce que vous pensez. Mais laissez-moi rêver. J’en ai bien le droit non ?

C’est quoi Lugdunum ?

Ne réfléchissez pas trop. N’allez surtout pas ressortir un vieux dictionnaire poussiéreux. Lugdunum, c’est le nom que portait Lyon il y a 2000 ans. Ce nom viendrait de Lug, le nom d’un dieu de la mythologie celtique ou du mot gaulois Leucos qui veut dire lumineux. Lugdunum est née en 43 avant J.-C. au cours d’une guerre civile qui suit l’assassinat de Jules César. Lucius Munatius Plancus est alors le gouverneur. Et la ville de Lugdunum devient très vite prospère durant cette époque romaine. La ville dispose à elle seule un théâtre romain, un odéon, un amphithéâtre, un cirque, et même des aqueducs. Elle est à cette époque, la capitale de la Gaule romaine et aussi sa métropole politique et religieuse. Tout au long de l’exposition permanente, l’on découvre également les origines de Lyon.

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Théâtre romain à Lyon (Crédit photo : Le blog de Désirée Bozou)

Le musée Lugdunum

Lugdunum, c’est aussi le nom du Musée de la civilisation Gallo-romaine. Ce musée se nomme : « Lugdunum Musée et théâtre romain ». C’est une véritable « cathédrale souterraine de béton » qui abrite des collections permanentes et des expositions temporaires. Ce musée archéologique est construit par la ville de Lyon sous l’impulsion de Louis Pradel (maire de Lyon de 1957 à 1976) et d’Amable Audin (un conservateur). Bernard Zeherfuss est l’architecte de cette œuvre impressionnante inaugurée le 15 novembre 1975 par madame Valéry Giscard D’Estaing. Pour avoir plus d’informations sur l’accès au musée cliquez ici. Quant au théâtre Romain, il est en accès libre, tous les jours de 07 à 19 heures. 

La vie à Lugdunum

Les collections permanentes évoquent le mode de vie des Romains à Lugdunum il y a 2000 ans. L’on découvre ainsi, la vie à la romaine marquée par des maisons décorées de marbre, des maisons modestes et une organisation politique, religieuse, sociale et économique particulière.

L’organisation politique et l’armée

L’organisation politique à Lugdunum est marquée par le conseil des Trois Gaules. De même, la gestion du pouvoir local revient au conseil, lui-même formé par les hommes libres les plus fortunés choisi par leurs pairs. Au plus haut niveau de l’administration, nous avons les gouverneurs de la province, et un sénateur qui représente l’empereur. En charge du culte impérial municipal, nous avons les magistrats ou les prêtres de la colonie et les sévirs (riches commerçants). À Lugdunum, l’armée possède une cohorte urbaine destinée à défendre Rome. Ainsi, tout au long de l’exposition, l’on découvre des diplômes militaires en bronze daté du 16 mai 192 après Jésus-Christ. De même, des équipements militaires des épées en fer, une catapulte, des pointes de lance et un umbo de bouclier, etc. Tous ces éléments témoignent de la force militaire de l’ancienne capitale des Gaules (aujourd’hui Lyon).

L’organisation religieuse et sociale

Différents cultes à de nombreuses divinités gauloises, gréco-romaines, et étrangères (d’Égypte, d’Asie Mineure ou d’Iran) façonnent la vie religieuse. Par exemple, le dieu Coligny qui représente la victoire annuelle des forces de la vie sur celles de la mort. Et de même Mercure, Diane (déesse de la chasse) et Zeus-Sarapis, etc. En effet, des autels, des sanctuaires, des statuts et des sacrifices d’animaux sont offerts à ces dieux. Mais avec le développement du christianisme après l’édit de Milan en 313 sous l’empereur Constantin, de nombreux édifices religieux tels que les cathédrales commencent à être édifiés.

Les monuments funéraires à Lugdunum

La vie à Lugdunum est également marquée par un culte et des hommages aux morts à travers les écriteaux et les épitaphes sur les tombeaux, les sarcophages, les chambres funéraires et les mausolées. Cela a même permis de détecter les grandes familles lyonnaises comme le mausolée de la famille des Acceptii. Et aussi de reconstituer par exemple à travers une maquette, le mausolée de Lucius Munatius Plancus ainsi qu’un temple destiné au culte d’un empereur. De cette manière, l’on perçoit visuellement et esthétiquement l’ampleur de ces cultes aux morts au cœur de la cité de Lugdunum. Et surtout, l’importance que revêtait cette célébration aux morts pour les citoyens Romains.

La vie sociale et économique

La vie en société s’organise au cœur de la ville romaine et est rythmée par des spectacles au sein de l’Odéon, du cirque et de l’amphithéâtre. Sans oublier le théâtre romain (qui accueille aujourd’hui le Festival multiculturel Les Nuits de Fourvière). Le commerce fait également de Lugdunum un grand centre des affaires à travers des grandes compagnies de navigation fluviale et le travail des artisans. Durant l’exposition, on voit ainsi, de nombreuses céramiques exposées. Et l’on découvre par la même occasion l’univers romain et le prestige ancien de la ville de Lyon tout au long de cette exposition permanente.


Promenades et lieux de balade à Lyon

Au fil du temps, j’ai réussi à construire un parcours personnel pour mes promenades à Lyon. Ainsi, en fonction de mon humeur, je vais à des endroits différents. En premier lieu pour me balader. Et en second lieu pour me poser et prendre des photos. Parfois, aussi pour rire en me faisant passer pour une touriste qui vient de l’autre bout du monde. Elle n’est pas cool la vie ?

Les promenades sur le quai Claude-Bernard

Situé dans le VII arrondissement de Lyon, sur la rive gauche du Rhône, le quai Claude-Bernard est un lieu aux multiples usages. Lire, marcher, courir, faire du vélo, faire des promenades, s’asseoir tout juste pour échanger avec des potes ou être avec soi-même. J’y vais le plus souvent pour marcher, regarder les bateaux de croisière, écouter de la musique, passer du bon temps et profiter du soleil (lorsqu’il y en a). C’est également un endroit très agréable. Par ailleurs, l’ambiance est paisible et tranquille.

Le quai du Général-Sarrail

Je vais sur ce quai particulièrement au coucher du soleil ou la nuit. Situé dans le VI arrondissement du Lyon, la nuit, ce quai offre une vue lumineuse et irrésistible sur l’Opéra National de Lyon et La Basilique Notre-Dame de Fourvière. Généralement, j’y vais seule pour me poser.  

Promenades Annie et Régis Neyret

La promenade Annie et Régis Neyret se trouve quant à elle, non loin du pont la Feuillé dans le V arrondissement de Lyon. Le parc de stationnement du pont, la présence du sous-sol et des parkings donne une allure particulière au paysage. Depuis cette promenade, vous avez une belle vue sur la rive gauche de la Saône. C’est un endroit idéal pour se promener avec ses ami(e)s. De plus, la vue à partir du Pont de La Feuillée est magnifique.

La place des Terreaux

La place des Terreaux est idéale pour prendre des photos. Également, pour faire une petite balade marchande et gourmande. C’est surtout pour cette raison que je vais à cet endroit. En effet, situé dans le premier arrondissement de Lyon, c’est l’une des places emblématiques et incontournables de la ville. De même, elle regroupe à elle seule le Musée des beaux-arts et l’imposant hôtel de ville de Lyon. La fontaine Bartholdi située au centre de la place la rend attractive et vivante.

Cour, cloître et jardin du grand Hôtel-Dieu

Le Grand Hôtel-Dieu est un joyau du patrimoine architectural Lyonnais. Il est situé dans le quartier de Bellecour. Ancien hôpital, aujourd’hui, il est un lieu de vie et d’activités diverses (commerce, restaurant, jardins historiques). Personnellement, c’est surtout l’image d’un lieu de détente que j’ai gardée du Grand Hôtel-Dieu. C’est un lieu qu’une amie originaire de Lyon m’a fait découvrir pendant nos promenades dès mon arrivée dans la ville.

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Jardin et cloître du grand Hôtel Dieu Lyon. Crédit photo : le Blog de Désirée Bozou

Promenades à la Place Antonin Poncet

Situé dans le II arrondissement de Lyon (en France), la Place Antonin Poncet est entre la Place Bellecour et le Rhône. J’ai découvert cet endroit de manière totalement imprévu alors que mon but principal, ce jour-là, était de me rendre à la place Bellecour. L’aménagement de cette place ainsi que ses promenades sont un véritable délice pour les yeux. En effet, avec ses pelouses, ses fontaines, le clocher-tour de l’ancien hôpital de la Charité et le bouquet de fleurs géant (sculpture du Flower Tree) réalisé par l’artiste coréen Jeong Hwa Choi, elle offre une vue irrésistible. Et prolonge la balade jusqu’au Rhône (le fleuve qui traverse la ville), par des escaliers. J’adore également cet espace parce qu’il est ouvert, agréable et propice au repos. J’y vais pour passer un temps calme ou pour me balader le long du Rhône.

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la Place Antonin Poncet et la sculpture du Flower Tree réalisé par l’artiste coréen Jeong Hwa Choi. Crédit photo le blog de Désirée Bozou

Promenades au jardin du rosaire

Le jardin du rosaire se trouve sur les pentes de la colline de Fourvière. Il a été aménagé au XIX siècle lors de la construction de la Basilique Notre-Dame de Fourvière de Lyon. Le jardin du rosaire est destiné aux processions à l’honneur de la vierge. C’est pourquoi, les différentes stations de la prière du rosaire sont marquées au sol. En outre, le jardin du rosaire offre une vue splendide sur la ville de Lyon et permet de réaliser de nombreuses promenades. Aussi, c’est un lieu parfaitement reposant et très agréable à visiter seul(e), en amoureux, en famille ou avec des amis(e)s tout comme le parc de la Tête d’Or de Lyon.


Le parc la Tête d’Or

Le parc de la Tête d’or est un l’un des plus grands parcs urbains de France. Il se trouve dans le VI arrondissement de Lyon, cette grande cathédrale verte est le cœur de la ville. Avec sa majestueuse grille et une superficie totale de 117 hectares, le parc comporte à lui seul un jardin zoologique, un jardin botanique, quatre îles artificielles, un lac, et de vastes pelouses. C’est un véritable paradis terrestre, un havre de paix où il fait bon se promener. Par contre une seule chose cloche : « Son nom ».

La Tête d’Or : un nom assez curieux  

Tranquillisez-vous. Vous n’y perdrez pas votre tête. Mais pourquoi ce nom alors ? En effet, le parc a été créé en 1857 sur un domaine qui s’appelait déjà la Tête d’Or. Ce nom vient d’une légende selon laquelle un trésor avec « une tête de Christ en or, y aurait été enterré ». Voilà l’explication.

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Crédit photo Le blog de Désirée Bozou

Les différentes entrées du parc la Tête d’Or

Il existe 08 entrées pour accéder au parc. Vous avez d’abord une entrée au niveau du Musée d’Art Contemporain de Lyon. Ensuite, les entrées : nord, la porte des enfants du Rhône, la porte de la voûte, la porte des congrès, la porte du Lycée du Parc, l’entrée de la roseraie. Et enfin l’entrée principale Tête d’Or. J’aime y accéder par l’entrée des enfants du Rhône ou celle du Lycée du Parc. En effet, tout dépend vraiment des activités qu’on veut faire. À ce propos, afin de savoir quelle entrée choisir en fonction des différentes activités cliquez ici pour voir le plan détaillé du parc.

Les activités proposées au parc la Tête d’Or

Le parc la Tête d’Or offre de nombreuses activités. Par exemple, une balade commentée de 20 à 45 minutes dans tout le parc avec le Lézard du parc (c’est un petit train touristique sur des pneumatiques). Si vous voulez découvrir le parc à vélo, les « Balad’or » sont à votre disposition avec des tarifs fixés selon la durée de votre balade. De nombreuses autres activités sont également proposées. Par exemple, les embarcadères (pour naviguer sur le lac du parc), les carrousels et les sulkys. De même, vous avez, le théâtre Guignol, les pédalos, les bateaux électriques et aussi des balades à poney. Pour en savoir plus c’est par ici.

Une promenade de paix à l’île Mahatma Gandhi

L’île Mahatma Gandhi est l’une des quatre îles artificielles du parc la tête d’or de Lyon. Le cadre de cette île est parfait pour la médiation. Et aussi pour discuter ou se sentir proche de la nature. On y accède à partir de trois petits ponts parfaits pour prendre des photos. Ces ponts sont non loin de l’entrée les enfants du Rhône. L’île dispose également d’un kiosque à musique avec un piano. J’aurais bien aimé profiter des doigts d’or d’un artiste dans ce cadre idyllique. Mais, malheureusement, rien ne s’est passé ce jour-là. Selon mes recherches, artistes et tous publics confondus, se retrouvent là avec l’association dénommée Autour du Piano d’Or (ADPO) pour jouer du piano dans une ambiance conviviale. L’usage du piano est également libre pour toute personne désireuse d’y exercer son talent.

Le recueillement à l’île du souvenir

Anciennement nommée île des Cygnes, l’île du souvenir est un hommage aux Lyonnais morts durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). C’est un lieu de recueillement qui offre une vue splendide sur le paysage du parc. Aménagé de 1924 à 1930, il a été conçu par l’architecte Tony Garnier avec un cénotaphe réalisé par Jean-Baptiste Larrivé, Louis-Bertola et Claude Grange. Ce que j’ai trouvé atypique dans cette visite de l’île du souvenir, c’est le moyen par lequel on y accède. En effet, il faut passer par un tunnel aménagé sous le lac pour accéder à l’île. Ce passage me fait penser à une sorte de traversée de la lumière à l’ombre. On passe du monde des vivants à celui des morts. (Ce passage m’a fait subitement réfléchir à l’usage des métaphores dans le processus de conception architecturale…) Bref. Allez ! Continuons la découverte…

Une visite enjouée au parc zoologique

Situé à l’est du parc, le Zoo accueille plusieurs animaux. Notamment des girafes, des zèbres, des flamants roses et aussi des daims, des écureuils, des oies cendrées, etc. En outre, j’ai eu l’occasion de voir pour la première fois les flamants roses et une giraferie bien particulière.

Les roseraies pour une balade en amoureux

La plus grande roseraie se trouve à l’ouest du parc. J’avoue que j’ai été subjugué par la beauté et l’aménagement de ce jardin coloré. Il est simple, harmonieux et imprégné de douceur. Avec ses statues, ses sculptures, ses ornements et ses colonnes, on se croirait dans un jardin Grec. Les différentes roseraies donnent un charme particulier au paysage. J’ai eu l’impression d’être presque dans un jardin enchanté, avec de multiples couleurs. Le cadre est idéal pour lire et se reposer, le temps d’un rêve fabuleux ou de faire une balade en amoureux ou en famille.

Le jardin botanique du Parc la Tête d’Or

Le jardin botanique quant à lui, comprend également des roseraies, plusieurs jardins, de grandes serres et de multiples espèces botaniques qui font la richesse de sa collection végétale.

Un paysage à couper le souffle pour les amateurs de photographie

Le parc de la Tête d’Or est un cadre idéal pour s’exercer à la photographie si vous êtes un amateur. Ci-dessous, vous avez quelques photos réalisées dans ce parc par moi-même.

Après tout ça, dois-je vous convaincre d’aller au parc la Tête d’Or ?

Le parc la Tête d’Or est un environnement parfait en premier lieu pour vous ressourcer. En deuxième lieu pour lire, marcher. Et derniers lieux pour faire des activités, en amoureux, seuls ou en famille loin des blocs de béton qui gâche le paysage de la ville à certains endroits. Et puis, la nature ça fait du bien ! Vous ne me direz pas le contraire.


Art de rue à Lyon

Art de rue : voici une chose qui rend la ville de Lyon unique en son genre. Cet art embellit et rend cette ville atypique. À travers l’art urbain, les artistes font des clins d’œil amusants, époustouflants et parfois comiques aux passants. Certaines de ces œuvres de street-art sont des projets pilotés par des associations. Et d’autres sont faits par pur plaisir. J’ai répertorié quelques-unes au fil d’une promenade dans la ville de Lyon. Regardez …

1Le métaflaune de la place des Tapis

Commençons d’abord, par l’art de rue de l’artiste Abys 2 Fly à travers le métaflaune. Il se trouve dans le IVe arrondissement de Lyon et attire tout de suite l’œil. Mais j’avoue que je n’ai pas compris tout de suite cette peinture murale. Après des recherches sur internet, j’apprends que c’est un métaflaune. C’est-à-dire un animal à mi-chemin entre la faune et la flore. Ah oui ! Le concept est unique. Il est de l’artiste Jérémy Ipizua alias Abys 2 Fly. Sa peinture murale représente un tatou avec un corps végétal qui sort de son œuf. C’est un projet initié par l’association Mur69 dont le but est de promouvoir 1 fois par an un, ou plusieurs artistes au cœur du quartier de la Croix Rousse. De cette manière, ces œuvres montrent que le Street art, c’est aussi l’esprit de Lyon.

2- L’escalier Mermet

Parlons maintenant de l’escalier Mermet. Réalisé par le street-artiste Wenc, cet escalier est situé au 25 rue René Leynaud à Lyon. Il laisse entrevoir des fonds marins parsemés de motifs organiques. Il met aussi en exergue des végétaux blancs et jaunes. De même, le bleu clair lumineux lui donne un charme unique. C’est pourquoi, il fait la joie des touristes. Il a été réalisé avec les associations Capucins et Superposition. Quel beau travail ! Un escalier unique. Venez le voir si vous passez à Lyon tant que l’œuvre est encore nouvelle et belle.

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L’escalier Mermet de Lyon réalisé par l’artiste Wenc. Crédit photo Le Blog de Désirée Bozou

3- L’escalier Prunelle

Découvrons ensuite l’escalier Prunelle. La peinture réalisée sur l’escalier Prunelle est une œuvre collective. Les habitants bénévoles du quartier de la Croix Rousse l’ont réalisée sous la direction artistique de Genaro Lopez (Genaro Studio). Lesnuite ‘entreprise Zolpan a aussi participé à sa réalisation.

4- L’art de rue de Kalouf

Plus loin, rencontrez la faune dans l’urbain avec l’art de rue de Kalouf. Ce panda roux géant coloré réalisé par l’artiste Pascal Lambert alias Kalouf ne laisse personne indifférent. Situé au niveau de la rue Chevreul dans le VIIe arrondissement de Lyon. Il a été peint dans le cadre de l’exposition d’art de rue à ciel ouvert Symbiose.

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Panda roux géant coloré réalisé par Kalouf à Lyon. Crédit photo Le blog de Désirée Bozou

5- L’art de rue de Big Ben Street-art

Les murs racontent des histoires. Et cela commence en premier lieu par le regard insistant de David Bowie sur l’un des murs de la rue Neyret de Lyon. Son regard est bien mis en exergue par l’artiste Big Ben Street-art. En effet, cette peinture murale est un hommage rendu à l’artiste musicien David Bowie mort le 10 janvier 2016 à New York. Avez-vous remarqué que ses yeux sont de couleurs différentes ? Dans ce cas, on parle de yeux vairons. Cette particularité existe également chez d’autres stars. Par exemple, l’actrice Jane Seymour. Dans son cas, l’œil droit est de couleur marron et l’œil gauche est vert. Toutefois, cette particularité des yeux touche seulement moins de 1 % de la population mondiale.

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Les yeux vairons de David Bowie réalisé par l’artiste Big Ben Street Art. Crédit photo le blog de Désirée Bozou

6- Line Street

J’ai découvert la réalisation de Line Street totalement par hasard durant ma balade sur les pentes de la Croix Rousse. En plus de cela, l’artiste réalise aussi une chasse aux tableaux. Cela consiste à déposer de petits tableaux dans différents endroits partout en France, afin que ses abonné(e)s profitent de ses travaux. Pour en savoir plus et y participer, c’est par ici. Amusez-vous bien !

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Art de rue réalisé par Line Street. Crédit photo Le Blog de Désirée Bozou

Les autochtones d’Amérique : l’exposition sur la piste des Sioux déconstruit les clichés

Les autochtones d’Amérique font l’objet de nombreux mythes et clichés ancrés dans la conscience collective. Nous avons retenu d’eux, ce qu’on a bien voulu nous faire croire. Mais qui sont-ils réellement ? D’où viennent tous ces clichés et idées reçues sur les autochtones d’Amérique ? Sur la piste des Sioux est une exposition proposée par le musée des Confluences de Lyon pour rétablir la vérité historique et comprendre l’origine des stéréotypes sur ce peuple.

Qui sont les autochtones d’Amérique ?

Les autochtones d’Amérique sont un ensemble de peuples présents en Amérique avant la colonisation européenne. Mais au fil de l’histoire celui des plaines, particulièrement le sioux, a pris peu à peu une place centrale au point d’incarner, à lui seul l’Indien d’Amérique. Au Canada, un autre nom les désigne : celui de premières nations. Ainsi, les termes Amérindiens et Indiens d’Amérique bien qu’utilisés encore aujourd’hui, sont déconseillés dans ce pays parce que certaines communautés les trouvent offensants. Les autochtones d’Amérique sont aussi appelés Indiens. Toutefois, hors contexte, ce mot porte à confusion. Parce qu’il désigne également les habitants de l’Inde.

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Vêtements traditionnels des Indiens d’Amérique. (Crédit : le blog de Désirée Bozou)

Durant l’exposition, Sur la piste des Sioux au musée des Confluences de Lyon, les dates donnent des éclairages sur l’expansion coloniale américaine sur les territoires indiens. Et apportent des informations sur la perte identitaire et linguistique progressive des peuples autochtones depuis près de 500 ans avec l’arrivée des colons.

L’arrivée des colons

Dès la pénétration anglo-saxonne en Amérique le 24 juin 1497, la conquête commence. En 1513, le premier Européen Juan Ponce de Leon, arrive sur le territoire. En 1636, on assiste au massacre des Indiens Pequots opposé à la colonisation anglaise. Ensuite, lors de la déclaration de l’indépendance des États-Unis (des 13 colonies britanniques) le 14 juillet 1776, les Américains utilisent le fallacieux prétexte de la destinée manifeste pour occuper les terres amérindiennes. C’est le début de l’invasion de droit divin : « A GOD-GIVEN RIGHT TO INVADE ».

De 1851 à 1934, la domination américaine est définitive. L’accomplissement total de la destinée manifeste est visible. Et le morcellement des terres des autochtones d’Amérique contribue à détruire les liens claniques et culturels de ces derniers. À travers l’instauration de pensionnats destinés à assimiler les jeunes Indiens, la destruction de l’identité culturelle des peuples autochtones est engagée. De 1941 à 1972, jusqu’à nos jours, les autochtones d’Amérique continuent la lutte pour la sauvegarde de leur culture malgré les difficultés qu’ils rencontrent. 

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La représentation des Indiens dans la bande dessinée (Crédit : le blog de Désirée Bozou)

Les clichés sur les autochtones d’Amérique dans la littérature

Du bon sauvage au guerrier, l’image de l’Indien d’Amérique évolue au fil du temps. Tout commence d’abord avec la littérature et les œuvres picturales. Ainsi, des romans de François-René de Chateaubriand (Atala 1801), Gustave Aimard, Gabriel Ferry et les œuvres picturales de nombreux artistes comme Joseph Wright of Derby donnent une certaine image de l’Indien d’Amérique au public. C’est-à-dire, un homme plein de vigueur et d’entrain aux longs cheveux noirs tressés, à la peau rouge qui fume le calumet.

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Un salon d’antan (crédit : photo Le blog de Désirée Bozou)

Les autochtones d’Amérique à la télévision

Le caractère instinctif, l’esthétique, la beauté, et « la sauvagerie présumé des Peaux-Rouges guerroyeurs sont construits et mis en avant ». Le succès de toutes les productions télévisuelles est tel que les thèmes abordés sont déclinés au théâtre. La télévision contribue ensuite fortement à diffuser les stéréotypes de l’indien sauvage, brave, sage ou futé. Dans les publicités on exploite plutôt l’idée de l’Amérindien respectueux de la nature. Il aime la nature. Il utilise les plantes pour guérir. De plus, il existe également tout un univers relié à son identité : bisons, scalpes, flèches, carquois, totems, danse, coiffes de plumes, rituel, tipis, scalpation et feu sacré.

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L’Amérindien dans le cinéma américain (crédit : Le blog de Désirée Bozou)

Au cinéma

Le cinéma des années 1930, les westerns hollywoodiens des années 1950 et les spectacles itinérants du Wild West Show de Buffalo Bill en Amérique et en Europe contribuent à diffuser cette image de l’Indien. C’est un « bon sauvage animé d’instants primaires vivant en harmonie avec une nature originelle ». Ce n’est qu’en 1970 qu’on voit un cinéma plus réaliste dans le film Little Big Man, avec une représentation positive et une image plus réaliste des autochtones d’Amérique.   

Ce qu’on ressent lorsque l’on sort d’une telle exposition

En premier lieu, on a le cerveau à l’envers par ce que tout, à l’intérieur a été bousculé. On se rend compte, du degré d’imprégnation de ces clichés dans notre tête et aussi dans l’imaginaire collectif. En second lieu c’est : la révolte contre soi-même. Parce qu’on a cru, à ce qu’on a bien voulu, nous faire croire. Je parle ici des films, des dessins animés et des livres qui ont créé et inventé des images parfois éloignées de la réalité.

Personne ne m’en avait parlé auparavant. D’ailleurs, depuis Pocahontas (qui était mon héroïne) jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais fait une relecture de ces images. Cette exposition a donc été très utile pour moi. Les stéréotypes qui y sont révélés m’ont fait réfléchir aux clichés sur les Africains, sur les noires en Europe et sur les noirs américains. Nous en parlerons certainement dans un autre article tout comme la question du féminisme noir.

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Exposition sur la piste des Sioux au Musée des confluences de Lyon. (crédit : Le blog de Désirée Bozou)

Ce qu’il faut retenir

Premièrement : les médias jouent un rôle important dans la diffusion des clichés. Et cette exposition montre comment les images diffusées sur ce peuple ont construit des stéréotypes et masqué la réalité de la colonisation et ses dommages. Deuxièmement : ce qu’on voit, ce qu’on entend façonne de manière profonde notre imaginaire. Il est donc important de faire attention à ce que les médias diffusent et de développer notre esprit critique. Je vous invite à voir cette exposition avant le 28 août 2022, afin de vous faire une idée nouvelle et vraie sur les autochtones d’Amérique. Cultivez-vous !


Mon premier opéra

Mon premier opéra à Lyon a été une belle expérience. Je suis allez voir Shirine, « une histoire d’amour impossible riche de rebondissement et de péripéties. » Mise en scène par Richard Brunel, cette création mondiale écrite par le romancier Atiq Rahimi (prix Goncourt 2008) a attiré mon attention. Je voulais découvrir cette œuvre inédite et par là même, côtoyer le monde de l’Opéra. Un univers qui jusqu’à ce jour m’étais totalement inconnu. Lorsque vous arrivez à l’Opéra National de Lyon, la première chose qui vous surprend c’est le décor des lieux.

Le décor de l’opéra

Le bâtiment de l’Opéra National de Lyon interpelle par son architecture et son décor. Il vous dit clairement : « Je ne suis pas un édifice ordinaire. » D’ailleurs, à Lyon, la célèbre terrasse de l’Opéra, ainsi que ces huit muses au-dessus du bâtiment, forcent inévitablement la curiosité et pousse à en savoir plus. J’ai donc décidé de m’y rendre pour prendre le billet de mon premier opéra.

Ça y est, c’est fait, je suis à l’intérieur de l’Opéra National de Lyon, et loin devant moi se trouve l’accueil. Je me suis dit : « C’est super ! » Mais, laissez-moi un instant pour admirer ce lieu. Une minute de silence s’il vous plaît… Sérieusement ! Ce n’est pas rien ! C’est ma première fois à l’Opéra. C’est mon premier opéra. Deux couleurs stimulent votre cerveau et captent votre regard à l’Opéra de Lyon : le rouge et le noir. Pas de couleur vive et aucune dorure visible à première vue. Mais pourquoi ces couleurs ?

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Maquette de l’Opéra National de Lyon pour Peinture fraîche festival. Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Le noir d’abord

Le noir suggère la discipline et le sérieux. (Entre parenthèses à l’opéra l’heure, c’est l’heure !). Il pourrait aussi suggérer le luxe, la classe, l’élégance et le mystère. Cette couleur et sa symbolique rejoignent les idées avancées par certaines personnes à propos de l’opéra. Par exemple : « l’opéra est destiné à une élite aristocratique, aux nobles et aux bourgeois. L’opéra est réservé à ceux qui savent distinguer les chefs-d’œuvre des ouvrages mineurs, etc. » Laissez-moi vous dire que cela a bien changé aujourd’hui, même si bien évidemment, seuls ceux qui ont une appétence pour l’art en général et « les connaisseurs » dépensent de l’argent pour voir un opéra.

Le rouge ensuite

Je pense à la passion lorsque je vois le rouge. Et plus précisément dans cet opéra, les lumières sont de couleur rouge tout comme celle du péristyle à l’extérieur. Est-ce une invitation à se laisser conduire par le feu ardent de nos émotions et la vigueur de nos passions ? L’usage de la couleur rouge a pour but peut-être de donner un ton solennel, et un caractère exceptionnel au cadre.

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Mon billet d’entrée. Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Je prends mon billet d’or pour mon premier opéra

Je prends mon billet, par contre, une question se pose : « Comment choisir ma place ? ». Balcons, parterre, loges ou galerie ? Je me dis, c’est une première fois, demande des conseils. La femme à l’accueil est sympathique. Elle me donne des informations et me conseille. Tout se passe bien.

Le jour du spectacle venez pile à l’heure

J’aurai dû lire des articles sur ce qu’il ne faut pas faire à l’opéra. Pourquoi ? Parce que venir avant l’heure permet d’éviter des surprises. En effet, je suis arrivée deux minutes après le début du spectacle. À l’Opéra, on ne badine pas avec l’heure. L’heure, c’est l’heure. Premièrement, j’ai dû attendre quelques minutes pour rentrer dans la salle. Deuxièmement, on a dû me faire changer de place. Je me suis assise finalement au niveau des galeries à l’étage. C’était bon pour moi, mais mieux vaux arriver avant l’heure, pour prendre le temps de se poser et de souffler. Maintenant, découvrons la scène. De quoi s’agit-il ? 

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L’affiche de Shirine, création mondiale commande de l’Opéra de Lyon. Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Le contenu du spectacle

Il s’agit de l’histoire de Shirine, une œuvre inédite mise en musique par le compositeur Thierry Escaich sur le livret du romancier Atiq Rahimi et mis en scène par Richard Brunel. De nombreux événements jalonnent l’histoire : infidélité, pouvoir, trahison et mensonges. Shirine princesse d’Arménie tombe éperdument amoureuse du roi Khosrow, mais repousse ce dernier. Il épousa alors Maryam, fille d’un empereur qui l’aide à récupérer son trône.

La princesse Shirine apprend la nouvelle. Elle est triste et « se consume dans la solitude ». « L’aimance est une errance ». Quelque temps plus tard Farhâd, un sculpteur, est amoureux d’elle. Informé de cette idylle amoureuse, le roi Khosrow est jaloux. Il envoie alors quelqu’un annoncer la mort de Shirine à son rival. Désemparé par la nouvelle, Farhâd met fin à ses jours. Après cette manigance, le roi Khosrow perd lui aussi sa femme. Shirine et le roi Khosrow se retrouvent. Mais Chiroya, le fils de Khosrow, s’oppose à cet amour et tue son père. Totalement éprouvée par ce parricide, Shirine met également fin à ses jours lorsqu’elle découvre le corps sans vie de son bien-aimé. L’histoire prend fin sur cet événement tragique.

L’atmosphère de la scène

Le registre de langue, le style, l’univers sonore, l’harmonie et l’unité d’action entre les acteurs et l’orchestre, traduisaient la beauté d’une civilisation et la majesté d’un monde qui n’est plus. J’ai été émerveillée par la justesse, la délicatesse, la précision et l’exactitude de l’orchestre prompt à traduire en musique, chaque action et chaque émotion. Tous ces éléments font de l’opéra un art complet. Cela m’a permis de passer un moment inoubliable, de vivre une expérience artistique unique et d’avoir un plaisir esthétique hors du commun. À la fin de la scène, j’ai ressenti une vive émotion face au tonnerre d’applaudissements du public.

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Ovation des acteurs à la fin du spectacle dans la grande salle de l’Opéra National de Lyon. Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Retour d’expérience sur mon premier opéra

Voulez-vous une critique sur le fond de cet opéra de Thierry Escaich ? L’amatrice que je suis ne saura combler votre désir. Parlons de mes observations. À travers cette expérience, j’ai remarqué que les scènes d’opéra font appel à la sensibilité, la mémoire, la réflexion, l’imagination, l’esprit critique et l’attention.

En effet, il faut suivre attentivement les actions, afin de ne rien rater. Si vous avez un degré d’attention faible, 1 h 45 min de scène sans entracte peut, être une rude expérience pour vous. Une petite astuce utilisée durant le spectacle Lyon née de la lumière m’a permis de rester attentive. Toutefois, j’avoue qu’à la fin de cette scène d’opéra, je me suis malgré tout posé des questions sur mon degré d’attention.

Je crois que c’est un sujet important à creuser, surtout en cette civilisation du poisson rouge, où l’inattention prend de l’ampleur ; car notre attention est sollicitée en permanence par les réseaux sociaux et une multitude de médias. Mon premier opéra à Lyon a été très enrichissant. C’est une agréable première fois. Je compte bien y retourner pour voir cette fois les coulisses de l’Opéra National de Lyon ! Et très certainement un ballet, un récital ou un concert de l’orchestre.


Découvre le musée des Confluences

Le musée des Confluences, à Lyon, semble être l’incarnation d’une certaine idée futuriste du monde à notre époque contemporaine. Avec son architecture déconstructiviste, il conduit ses visiteurs dans un long voyage au cœur des civilisations humaines. À travers ses nombreuses collections, dans le domaine des sciences naturelles et des sciences humaines, il participe à la découverte des cultures et à la préservation du témoignage matériel des civilisations anciennes. Découvrez-le.

La Situation géographique du Musée des Confluences

La première chose que vous apercevez à l’entrée de la ville de Lyon (France), c’est le musée des Confluences. Le bâtiment suscite la curiosité. Il se trouve plus précisément, dans le quartier de La confluence, sur la pointe sud de la presqu’île de Lyon (au 86 Quai de Perrache, 69002 Lyon). Le Musée des Confluences est un musée d’histoire naturelle, d’anthropologie des sociétés et des civilisations. En d’autres termes, il s’agit d’un musée interdisciplinaire.

Qui a construit le musée des Confluences ?

Le musée des Confluences est un projet mené par le département du Rhône et conçu par l’agence autrichienne COOP HIMMELB(L)AU. Après 10 ans de chantiers, de multiples interruptions et plus de 300 000 d’euros de budget (dû au sol fluvial instable), il a ouvert ses portes fin 2014 sous la direction d’Hélène Lafont-Couturier. Depuis son ouverture, ce bâtiment de plus de 25 000 m2 reçoit un nombre croissant de visiteurs du monde entier. Au confluent de la Saône (une rivière) et du Rhône (un fleuve d’Europe) , le musée correspond à son environnement puisqu’il naît lui-même de la jonction d’un cristal de verre et d’un nuage d’inox.

Un choix architectural audacieux

Le musée des Confluences possède des caractéristiques techniques uniques. Il comprend trois ouvrages dont le cristal. Ensuite, le nuage. Et enfin le socle. Composé de 555 tonnes d’acier et de 520 m2 de verre, le cristal représente la surface vitrée du musée. Ainsi, la transparence du cristal, permet de créer un jeu de lumière, d’avoir un éclairage naturel et d’offrir une vue panoramique exceptionnelle aux visiteurs.

Appuyés sur le cristal, 14 poteaux monumentaux et trois piles principales supportent le nuage. Puis, recouvert d’inox pour ses capacités de résistance à la corrosion, le nuage abrite le parcours permanent et les expositions temporaires. Le socle, quant à lui est conçu en béton brut. Il comprend deux auditoriums (un petit et un grand). Ainsi que des espaces privatisables (la terrasse, la galerie Émile Guimet) et un espace de restauration. C’est aussi un environnement propice pour les réunions, conférences, workshop, cocktails et repas. Et même des festivals, comme le Cercle Festival (un festival de musique électronique) réalisé en 2018 dans le grand hall du musée.

Une scénographie immersive 

On accède aux salles d’exposition du musée des Confluences, presque comme dans un immense terrain aux multiples chemins qui forment la trame narrative des expositions. Les objets sont exposés dans une sorte de clair-obscur. Cette mise en espace, captive l’attention du visiteur et le plonge totalement dans le parcours. Rappelons que l’objectif du musée est de « raconter l’homme ». C’est donc aussi par le récit audio et des visuels que l’on découvre les expositions. Les dispositifs de médiations pédagogiques sont adaptés à un public d’enfant ainsi qu’aux adultes. Cela permet aux visiteurs d’apprécier les expositions et au musée de gagner en fréquentation.

Les expositions au musée des Confluences

En jouant avec la luminosité des salles, le musée des confluences, offre un beau parcours. Sa particularité est aussi de rendre compréhensible la complexité de certaines thématiques. C’est le cas par exemple de l’exposition intitulé « La terre en héritage, du néolithique à nous ». Dans cette exposition, les grands défis environnementaux sont abordés avec simplicité et clarté. Cela permet une compréhension rapide et immédiate des problèmes environnementaux. Comme le montre la photo ci-dessus, les objets et les œuvres sont mis en lumière afin de fixer l’attention du visiteur sur le travail des artistes . Alors, plongé partiellement dans le noir, le visiteur s’imprègne des œuvres. Il est immergé dans l’histoire et assimile mieux le discours qui accompagne les expositions. Le musée des Confluences est donc un endroit que vous devez absolument découvrir si vous voulez avoir une expérience muséale différente. Et par ailleurs, découvrir de belles expositions, vivre une expérience inoubliable. Vous ne savez pas comment vous y prendre ? Découvrez le tarif, les horaires, les expositions éphémères et permanentes ici.

Pour conclure

L’architecture du musée des Confluences est belle, originale, audacieuse et exceptionnelle. Au-delà d’être dans l’air du temps, cette architecture change la conception traditionnelle et désuète que l’on a des musées. C’est-à-dire, des endroits ennuyeux avec des vieilleries et autres collections aussi vétustes que la canne de ma grand-mère. Ce lieu fait naître ainsi, une nouvelle image des musées dans l’imaginaire collectif. À travers ses collections et ses expositions, le musée offre des clés pour mieux comprendre le monde. Il devient ainsi, un carrefour de transmission des savoirs. Cela conduit à une pluralité de regard. Et surtout à saisir la richesse dans la diversité des cultures et des civilisations humaines. C’est pourquoi, il possède 03 étoiles dans le Guide Vert Michelin depuis 2020. Cela signifie : « qu’il vaut le voyage ». C’est donc un bon choix de visite, un moyen de découvrir les arts, les cultures, les spécimens, des objets exceptionnels des civilisations passées. Pour une immersion unique dans le domaine des sciences naturelles, des sciences humaines et des sciences techniques, venez au musée des Confluences.


Peinture Fraîche Festival et le Street art à Lyon

Peinture Fraîche Festival est un événement de promotion du Street-art. L’année 2021 marquait sa troisième édition au cœur du 7e arrondissement de Lyon. Les œuvres de 50 artistes nationaux et internationaux ont été exposées à la Halle Debourg. Présente à cet événement en qualité de bénévole pour l’association TROI3, dans cet article, je vous livre mon expérience et mes découvertes.

Peinture Fraîche Festival : par qui,où,quand, et comment ?

Organisé par l’association TROI3, l’agence de communication Tintamarre et le graphiste Lyonnais Cart’1, le but de Peinture Fraîche Festival est de contribuer à la valorisation du street-art et des arts urbains. Il se tient chaque année à Lyon, précisément au 45 avenue Debourg, 69007. En 2021, quatre thèmes ont été abordés : écologie, regards féminins, nouvelles technologies jeux vidéo et abstraction. Le festival a ouvert du 1er octobre au 7 novembre 2021. C’est-à-dire, chaque semaine du mercredi au dimanche de 10 à 20 heures avec une fermeture à 23 heures les vendredis et samedis. Le tarif d’entrée est de cinq euros. Et pour les moins de 10 ans, il est gratuit. Mais avant de vous livrer mon expérience, j’ai une question à vous poser :

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Œuvre du street-artiste Spirale. Crédit photo : Le blog de Désirée Bozou

Connaissez-vous le Street-art …

Le Street-art est un mouvement artistique principalement né aux États-Unis (New York) au début des années 1970. Voici les mots qu’il m’inspire : prise de position, messages révolutionnaires et échanges. En effet, durant cette période, artistes, jeunes et autres graffeurs peignaient dans l’illégalité sur les murs. Il en résulte, une marginalisation de ce mode d’expression artistique associé à ses origines au vandalisme et à la délinquance. Fort heureusement, cette conception du street-art n’est plus la même aujourd’hui. L’aspect décoratif émerveille les passants. De même, les messages profondément imprégnés dans l’actualité touchent et changent les regards sur ce mouvement artistique, de plus en plus présent dans les galeries et les musées.

…et le street-artiste ?

Le street-artiste fait passer un message, communique, interpelle, enthousiasme, laisse une trace de son passage. Ses œuvres sont : surprenantes, remarquables, gigantesques, imprévus, impressionnantes. Absent trop souvent, anonyme parfois, exposé dans les rues, son art parle pour lui. Le graffiti, le pochoir, le tag, le lettrage, la mosaïque, l’affichage, le collage, l’anamorphose, le trompe l’œil, sont autant de techniques des street-artistes.

Comme le dit Jérôme Gatz dans son livre Street art LE GUIDE, les street-artistes « gardent l’espoir que leur message, grâce à sa force ou à sa poésie, sera compris des passants. Ils considèrent la rue comme un prolongement de leur studio, réaffirmant le sous-entendu : j’existe, je suis physiquement là, je le montre et je suis libre de dire ce que je pense ». Ainsi, être un street-artiste c’est « avoir quelque chose à dire et le dire » à travers son art visuel. Parlons maintenant de :

Saveur Graffik street artiste Lyonnais
Œuvre de l’artiste Saveur Graffik. Crédit photo : Le blog de Désirée Bozou

Comment j’ai découvert Peinture Fraîche Festival ?

J’ai découvert Peinture Fraîche Festival à la Halle Debourg, durant le mois de mai 2020, lorsque j’habitais le 7e arrondissement de Lyon. Amoureuse des événements culturels, dès cet instant, je me suis dit : « je vais y participer en 2021 ! ». Ensuite, je me suis rapidement abonnée à la page Facebook du festival pour être informé de la prochaine édition. C’est ainsi que j’apprends qu’il est possible de devenir bénévole. Mais pour quoi faire précisément ?

Ma mission en tant que bénévole …

Peinture Fraîche Festival proposait un grand nombre d’objets en vente au sein de sa boutique. Par exemple, des impressions d’art, des livres sur le street-art, des stickers et des productions d’artiste. J’ai conseillé les acheteurs et veillé sur le marchandising du festival. Il était aussi possible d’effectuer d’autres missions en tant que bénévole volant (missions ponctuelles à tous les postes) au bar, à l’Artshow, pour des ateliers ou s’occuper de la billetterie. Durant cette mission, j’ai particulièrement apprécié le contact avec les gens et les échanges.

… et puis après le bénévolat à Peinture Fraîche Festival

Après le bénévolat, en premier lieu, j’ai pris des photos et j’ai apprécié les activités. A ce propos, j’ai trouvé les installations et les animations très intéressantes. Par exemple, les Timelapses en réalité augmentée. Ce sont des vidéos accélérées d’une trentaine de secondes pour observer la technique de l’artiste avec votre smartphone ou un visioguide prêté par le festival. Ensuite, les murs d’expression libre sur lesquels petits et grands réalisaient des graffitis et l’Art Show. Puis en second lieu, je me suis promené au sein de Halle Debourg pour profiter de l’instant et découvrir les artistes. Mes artistes coups de cœur sont les suivants :

Peinture Fraîche festival Street Art
Peinture Fraîche Festival 2021 à la Halle Debourg (crédit photo : Le blog de Désirée Bozou)

Je découvre des artistes comme Floé

Street-artiste française, Floe consacre principalement ses œuvres à la place des femmes dans la société. Elle représente ainsi la femme sous ses différentes facettes. Rondes, grosses, velues, sexy ou naturels, Floe sait adapter ses dessins aux environnements et aux murs. On remarque un mélange de couleurs dans ses réalisations artistiques. Est-ce peut-être un moyen d’exposer les différentes émotions humaines ? D’exprimer les émotions les plus vives comme l’amour, la joie, la paix, tout en dévoilant ce qu’est vraiment le corps des femmes de tous les jours ? C’est-à-dire, des corps totalement éloignés des diktats de la mode. Et aussi des corps parfaits, loin de ceux souvent exposés dans les médias. Les œuvres de Floe respirent d’harmonie, de formes, de couleurs et de corps. Avec l’artiste, on découvre la parfaite imperfection du corps des femmes. D’ailleurs, c’est même cette manière de faire qui fait la beauté de ses œuvres.

Lady Bug de Nantes

Graphiste de formation, Lady Bug accorde un intérêt particulier aux visages et à leur expression. Passionnée par l’Afrique, elle peint des visages africains. Pointillisme, incrustations de tissu africain wax, travaille au pinceau, au feutre ou au pochoir sont ces techniques de travail. Tous ces procédés rendent les réalisations de la Coccinelle de Nantes très uniques.

Raquel Rodrigo de l’Espagne

Raquel Rodrigo est une street-artiste et scénographe espagnole qui a également exposé à Peinture Fraîche festival. Dans ses productions artistiques, elle allie broderie et Street-art. De cette manière, ses compositions florales de laine brodée sur du grillage forment un véritable chef-d’œuvre qui sert à sublimer les intérieurs et les rues d’Espagne (Madrid, Valence, etc.) et d’ailleurs (Londres, Milan) etc.

Britt de Lyon

Britt Lyon est une artiste, lyonnaise dont les œuvres rendent un vibrant hommage à Vivian Maier, une photographe américaine reconnue à titre posthume. Dans ses réalisations, l’artiste aborde de nombreux thèmes tels que : le droit des enfants et des femmes, les problèmes environnementaux et les conséquences pour la faune et les générations futures.

Œuvre de l’artiste Britt Lyon. Crédit photo : Le blog de Désirée Bozou

Ceepil de la Belgique

Illusionniste Belge, le street-artiste, Ceepil, peint principalement des animaux, car selon lui, ils représentent « l’harmonie, la pureté et la nature ». Dans ses réalisations, ils utilisent différentes techniques : le glitch art, le collage, le Cut-up, l’usage de multiples couches qui lui permettent de créer deux œuvres en une. Véritable Street-Worker, son atelier, c’est la rue. C’est d’ailleurs, dans l’espace public qu’il réalise ses travaux, afin d’impacter les gens.  

Ceepil street art peinture fraîche festival
Œuvre de L’artiste Ceepil (Crédit photo : Le blog de Désirée Bozou)

Peinture Fraîche Festival et le street-art : Pour aller plus loin

J’ai découvert un bon livre sur le street-art : Jérôme Gatz, Street art LE GUIDE, Paris, Flammarion, 2015. Je vous le conseille. Il donne des informations sur l’origine du Street-art. Et si vous voulez découvrir des œuvres de Street-art sur l’amour, je vous conseille d’acheter le livre intitulé Street-Art, mon Amour de Linda Mestaoui, qui présente, les œuvres de plus de 40 street-artistes du monde sur le thème de l’amour. De Marseille (France) au Cap (Afrique du Sud), en passant par Manchester (Angleterre), Brooklyn, et la Russie l’on découvre des pépites avec l’auteur.


Le 8 mars : comprendre le féminisme

Qui sont ces femmes qui veulent porter le même pantalon que les hommes ? Je crois que chacun devrait rester à sa place et jouer son rôle. Je ne suis pas féministe et je ne le serai jamais. À bon entendeur salut ! Les avis divergent. Les condamnations pullulent. L’étau se resserre autour de celles qui osent dire qu’elles sont féministes. Entre ceux qui haïssent et ceux qui adorent le féminisme, la hache de guerre n’est pas encore enterrée. Et on devine bien pourquoi. Face à toute cette ambigüité, en cette journée du 8 mars, il est important d’élucider l’affaire.
féministes modérées
Crédit : Le blog de Bozou Désirée

Le féminisme, ce mot mal compris

À l’origine, le mot féminisme a été créé par Alexandre Dumas. C’était une pathologie qui désignait des hommes trop féminins. Hubertine Auclert, (militante féministe française) l’utilise ensuite pour la lutte contre les inégalités hommes/femmes ». Ce sont les premières affirmations du film documentaire Féministes en tous genres. C’est donc à Alexandre Dumas que l’on reconnaît la création du mot : « féminisme ». Il désignera progressivement, la lutte pour l’égalité hommes/femmes. Le mot se popularise ensuite, avec Eugénie Potonié-Pierre en France, puis en Grande-Bretagne, aux États-Unis et dans le monde. Plusieurs mouvements de lutte pour le droit de vote naissent. En 1903, par exemple, au Royaume-Uni, les suffragettes luttent pour cette cause. Mais c’est au tournant de l’année 1970 que fleurissent des mouvements féministes dans l’espace public. Les femmes qui luttent en faveur de cette cause sont appelées des féministes.

Féminisme extrême
Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Féministe : un fourre-tout parfait pour accueillir tout le monde

Il y en a marre de voir des femmes nues pour tout et n’importe quoi ! Est-ce nécessaire de se dénuder, pour défendre une cause ? Jetez à la poubelle tous les stéréotypes et les clichés sur les femmes féministes ! Faites la différence entre les féministes et les autres. Alors oui, il existe des féministes extrémistes. Oui, elles sont quand même des féministes. Mais doit-on toutes les mettre dans le même sac ? Je vous propose d’écouter certaines féministes, d’entendre ce qu’elles disent et de chercher à les comprendre. Allez au-delà de la connotation péjorative du mot féminisme. Allez au-delà du « cela est mal vu  » par vos ami.e.s, votre famille, vos collègues, la religion, l’éthique et la morale. Apprenez à vous en faire une idée, loin des clichés.

Ce que le féminisme n’est pas …

Le féminisme ce n’est pas vouloir dominer les hommes. Le féminisme ce n’est pas faire comme les hommes, détester les hommes. Être féministe, ce n’est pas vendre son corps. (Pour cela, un autre mot a été bien déterminé et dans certains pays comme l’Allemagne, où la chose est légale depuis 2012, certaines femmes n’en sortent pas indemnes). Cette chose casse des vies comme le montre si bien un documentaire de la chaîne franco-allemande, Arte sur la prostitution en Allemagne.

Être féministe, c’est vouloir tout simplement, l’égalité entre les femmes et les hommes. De nombreuses femmes ont lutté pour cette cause. Mais aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la juge américaine Ruth Baber Ginsburg. Le film documentaire RBG parle de son parcours. C’est un film réalisé et produit par Betsy West et Julie Cohen, que je vous invite, d’ailleurs, à découvrir.

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Crédit : Le blog de Désirée Bozou

L’exemple de Ruth Baber Ginsburg

« On ne peut pas exclure des femmes uniquement parce que ce sont des femmes », affirme le professeur Arthur Miller dans le film documentaire RBG. Surnommée Notorious RBG, Ruth Baber Ginsburg est la deuxième femme à être nommée à la Cour Suprême des États-Unis en 1993. Avocate, juge et universitaire américaine, son champ de bataille dans la lutte pour l’égalité hommes/femmes a été juridique. Née le 15 mars 1933 à Brooklyn et morte le 18 septembre 2020 à Washington, elle a joué un rôle prépondérant dans le changement des conditions de la femme aux États-Unis.

Dans les années 1970, elle gagne le procès pour la cause de Sharoon Frontiero, une femme engagée dans l’armée, qui n’avait pas le droit de toucher une allocation au logement à cause de son genre. En 1996, elle réussit à convaincre la Cour Suprême des États-Unis et donne la possibilité aux femmes de rentrer à l’Institut Militaire de Virginie (VMI), une école réservée aux hommes. Toutes les affaires qu’elle défendra en faveur des femmes exclues de certaines institutions américaines, la rendront populaire.

Pour elle, « la discrimination de genre ne place pas la femme sur un piédestal mais dans une cage. » À l’instar de Sarah Grimké, elle affirme : « Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c’est qu’ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque et nous permettre de nous tenir debout sur cette terre que Dieu nous a destinée à occuper. »

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Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Et le 8 mars dans tout ça ?

En 1909 les femmes socialistes américaines décident d’organiser une journée nationale des femmes (National Women’s Day) afin de célébrer l’égalité des droits civiques. Mais, selon l’historienne féministe française Françoise Picq, « c’est en août 1910, à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, à l’initiative de Clara Zetkin, militante allemande, qu’a été prise la décision », de célébrer chaque année une journée en faveur des droits de la femme. Ainsi, La Journée internationale des femmes serait donc (selon ce même article « l’initiative du mouvement socialiste et non du mouvement féministe ».

Ce n’est qu’en 1977 que la journée internationale des femmes, sera officialisée par les Nations Unis. Elle est célébrée depuis lors dans de nombreux pays. Le but est de sensibiliser et de mobiliser la société pour l’égalité hommes/femmes. C’est aussi une occasion pour faire un bilan, faire le point sur les acquis de la lutte et mener une réflexion sur ce qui reste à faire. De nombreuses manifestations féministes sont également organisées à l’occasion du 08 mars. Dans des villes comme Lyon, en France, tout un programme est établi à l’occasion du 8 mars. Mais Qu’en est-il en Afrique ?

Le féminisme en Afrique

« Combien de temps encore les belles filles d’Afrique seront-elles obligées d’ensevelir leur esprit et leur talent sous le fardeau des chaudrons et des marmites en fonte ? », affirme Maria W. Stewart, citée dans La pensée Féministe noire de Patricia Hill Collins, édition 2021, page 39. Le féminisme reste un gros mot en Afrique. Il paraît toujours comme une affaire occidentale venue d’ailleurs qui entache l’éducation des jeunes filles. Ainsi, on a plusieurs fois dit à des femmes féministes africaines, qu’elles ne se marieront jamais. Certes, les choses changent, les mentalités évoluent et l’on lutte contre l’excision. Des actions en faveur de l’autonomisation de la femme sont menées. Des évènements comme Superwoman à Abidjan (Côte d’Ivoire), font bouger les choses. Toutefois, il reste beaucoup à faire dans les zones rurales.

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Crédit : Le blog de Désirée Bozou

Existe-il une pensée féministe noire ?

Patricia Hill Collins aborde la question du « féminisme noir étasunien » dans son livre intitulé La Pensée Féministe noire. Elle explique la complexité de la question féministe noire et la spécificité même de l’histoire des « Africaines-américaines ». Selon elle, le sens négatif accolé au mot féminisme et la remise en cause du mot « noir » par certains intellectuels rendent difficile l’idée d’existence d’une pensée féministe noire. Je crois que son livre apporte des éclairages sur la question et surmonte ces difficultés. Je vous invite fortement à le lire. Patricia Hill Collins parle de la réalité américaine. Cette réalité est certes différente de l’Afrique, mais le livre reste tout de même ouvert à tous les noir.e.s et à tout le monde. Le livre de Patricia Hill Collins montre aussi la difficulté permanente d’être une femme, d’être noire et de vivre dans une société américaine qui traditionnellement et systématiquement, méprise les femmes afrodescendantes. Il invite aussi à réfléchir sur le fait d’être une femme, d’avoir une peau noire et de vivre dans la société actuelle.